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Folle

J'ai l'impression de ne plus avoir de regard tant mes yeux ont pleuré, et je me moque de ma tristesse parce que je refuse ma propre pitié, je veux seulement crier ma rage et tout détruire. Tout est injustice. J'ai déja oublié le chemin que l'on m'a fait parcourir pour m'enfermer dans cette chambre, c'est peut-être dommage, j'aurais pu m'évader. Mais non, verrous, clefs, grillages, infirmières, autant de barrieres...Je me souviens seulement de regardes impertubables et indifférents, ce regard je le hais, je le tuerai...Il y a une immense rancoeur en moi, mêlée à une rage inccontrolable et une tristesse sans fond, mais ils se dérobent tous. Ce n'est pas possible, je vais éclater, ils m'ont gonflée de révolte et ils ne m'ont pas donné assez de calmants. De quel droit dirigent-ils un hopital, eux qui ne savant pas doser, équilibrer leurs piqûres?

...


Je suis seule. Dehors, le monde est en train de rire, de s'amuser, de parler, je suis seule, seule avec mon corps, qui ne veux rien, qui ne demande rien, sauf de mourir. Mais il résistera. Ils ne me laisseront pas m'évanouir parce que je dois souffrir et m'apercevoir de ma stupidité à m'entêter, à vomir ces gens, ces maisons, cette société contraignante. Mais qu'est-ce-qu'ils croient donc, que je vais céder à leur chantage infâme? Ils n'ont pas l'air de se rendre compte que l'horreur qu'ils provoquent. Ils s'en moquent. Hors de ces murs, de cette prison, personne ne sais ce qu'ils font subir à ces esprits prisonniers, mais tant de répugnance qu'ils oublient parce que c'est plus simple et plus facile.

# Posté le mercredi 26 septembre 2007 22:36

Modifié le dimanche 10 mai 2009 11:11

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